Poêle à bois et assurance : tout ce que vous devez savoir

Publié le Lundi 30 Septembre 2024 et mis à jour le Mercredi 11 Mars 2026 - Les actualités du Bois

Chauffer son logement au bois, c’est confortable… à condition que l’installation soit conforme et correctement déclarée à l’assurance habitation. Ajouter un poêle modifie le niveau de risque d’incendie de votre logement. Déclaration auprès de l’assureur, choix du professionnel, respect des normes, ramonage et bons réflexes de sécurité : voici les règles essentielles à connaître pour profiter de votre poêle à bois en toute sérénité.

poêle allumé et entouré de bûches

Faut-il déclarer un poêle à bois à son assurance ?

Vous devez impérativement déclarer votre appareil de chauffage à votre assurance pour que le contrat soit mis à jour. Votre mensualité risque d’augmenter un peu mais vous pourrez chauffer en toute sérénité.

Que couvre la garantie incendie de votre contrat d'assurance ?

La garantie incendie couvre tous les dommages directs et indirects qui résultent de l’incendie, à savoir :

  • Vos biens (à l’intérieur ou à l’extérieur du logement).
  • Vos objets de valeur (dans une limite fixée dans le contrat d’assurance).
  • Le bâtiment (et éventuellement les bâtiments avec des garanties supplémentaires comme la prise en charge des frais de relogement).

Bon à savoir : Impact de l'installation d'un poêle à bois sur la prime d'assurance habitation

L’installation d’un poêle à bois peut entraîner une légère hausse de votre prime, car elle augmente le risque d’incendie pour l’assureur. Ce surcoût reste généralement limité si le poêle est déclaré, installé conformément aux normes et entretenu régulièrement.

Documents nécessaires pour la déclaration à l'assurance

La déclaration du poêle à bois à l’assurance habitation repose sur quelques documents simples mais importants. Ces pièces servent à prouver la conformité de l’installation et facilitent la prise en charge en cas de sinistre.​

  • La facture d’achat de l’appareil.​
  • L’attestation d’installation ou certificat de conformité remis par le professionnel, qui confirme le respect de la norme NF DTU 24.1.​
  • Le cas échéant, la preuve de qualification de l’installateur.​

Certaines assurances peuvent également demander la preuve des ramonages réguliers, sous forme de certificats délivrés par le ramoneur. 

Étapes pour mettre à jour son contrat d'assurance

La mise à jour du contrat avec l’assureur reste une démarche simple. 

  • Contacter son assureur dès la mise en service du poêle pour l’informer du nouveau mode de chauffage.​
  • Transmettre les documents utiles : facture de l’appareil, attestation d’installation conforme, éventuellement certificats de ramonage.​
  • Vérifier la mise à jour du contrat : garanties incendie, responsabilité civile, éventuelles exclusions, et nouveaux montants de franchise ou de prime.​

Un point régulier lors de la réception des avis d’échéance permet de s’assurer que les caractéristiques du logement correspondent toujours à la réalité.

Installer son poêle à bois soi-même ? Pas vraiment au goût de votre assurance

Si vous souhaitez installer votre système de chauffage par vous-même, c’est possible. L’intervention d’un professionnel n’est pas obligatoire. Toutefois, en matière d’assurance, vous vous exposez à plusieurs problèmes. Une installation réalisée sans professionnel peut laisser le propriétaire seul responsable, civilement et pénalement, pendant dix ans en cas de défaut.

Normes et réglementations pour l'installation d'un poêle à bois 

L’installation d’un poêle à bois suit un cadre réglementaire précis.

  • La norme NF DTU 24.1 encadre la conception, la rénovation et la mise en place des conduits de fumée pour les appareils de chauffage au bois.​
  • Les appareils doivent respecter des normes européennes comme NF EN 13240 pour les poêles à bois et NF EN 14785 pour les poêles à granulés.​
  • Le conduit doit respecter des distances de sécurité avec les matériaux combustibles, une hauteur minimale de sortie et un tubage adapté sur toute la longueur.​

Conséquences d'une installation non conforme ou non déclarée 

Une installation non conforme ou non déclarée ne pose pas seulement un problème administratif, elle crée surtout une zone de risque financier pour le foyer.

  • Une installation qui ne respecte pas le DTU 24.1 ou les normes de sécurité peut conduire à une réduction de l’indemnisation ou à un refus total de prise en charge.​
  • Un poêle non déclaré peut entraîner une baisse des indemnités, voire un refus de garantie.​
  • Une installation réalisée sans professionnel peut laisser le propriétaire seul responsable, civilement et pénalement, pendant dix ans en cas de défaut.​

Une installation non conforme n’est pas seulement un détail technique. En cas d’incendie, l’assureur peut contester la prise en charge et laisser le propriétaire assumer seul les réparations.​ Pour être sûr que tout soit en règle, ne laissez aucune place au doute et faites appel à un installateur professionnel (certaines compagnies d’assurance l’imposent même pour couvrir votre logement et vos biens en cas d’incendie).

Comment choisir un professionnel pour l'installation d'un poêle à bois ?

 Le choix du professionnel conditionne la sécurité, la performance et la bonne prise en charge par l’assurance.

Commencez par vérifier les qualifications (RGE Qualibois, par exemple) et les assurances professionnelles, notamment la garantie décennale.​ Vous devez vous assurer que le professionnel connaît les normes NF DTU 24.1 et les règles d’implantation des poêles à bois et à granulés.​ Enfin, demander toujours un devis détaillé qui précise les travaux sur le conduit, la création éventuelle d’une arrivée d’air, et les éléments livrés (attestation de conformité, notice, etc.).​

Un bon installateur explique en détail l’utilisation du poêle, les distances de sécurité à respecter autour de l’appareil et la fréquence de l’entretien. Ce dialogue facilite ensuite la déclaration à l’assurance et sécurise les années de chauffage au bois à venir.

Le ramonage : un entretien indispensable pour votre sécurité

Le ramonage d’une cheminée ou d’un poêle à bois est une opération de nettoyage qui consiste à retirer la suie des conduits. Elle permet donc d’améliorer l’évacuation de vos fumées et limite les risques d’incendie.

Ramoner un poêle à granulés ou à bûches par vous-même ? Mauvaise idée. D’abord parce que vous vous exposez à une contravention et une amende de troisième classe (maximum 450 €). Ensuite, parce que la plupart des assurances demandent un certificat de ramonage professionnel pour vous assurer en cas d’incendie.

Un ramonage professionnel coûte entre 40 et 90 €, il serait dommage de perdre sa garantie incendie pour quelques dizaines d’euros.

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À quelle fréquence ramoner son poêle à bois ?

En règle générale, il est demandé de ramoner ses conduits deux fois par an : avant et après la période de chauffe. Pour connaître la fréquence de ramonage de votre appareil, fiez-vous soit :

  • Au règlement sanitaire de votre département.
  • À votre contrat d’assurance.
  • Au RSDT (Règlement sanitaire départemental Type).

Locataire ou propriétaire : qui est responsable du ramonage ?

Les obligations du locataire et du propriétaire changent selon leur situation respective :

  • Pour le propriétaire, tout dépend s’il réside dans son logement (il doit alors s’en occuper) ou s’il est bailleur, auquel cas il doit s’assurer que son locataire s’en charge (cette opération rentre dans les charges locatives).
  • Pour le locataire, il doit s’en charger s’il occupe un logement individuel. Si le conduit de cheminée est collectif, le syndicat de copropriété en a la responsabilité.

Comment prévenir les risques d’incendie au poêle à bois ?

Pour limiter les risques d’incendie, commencez par une installation conforme aux normes, avec un poêle correctement dimensionné, un conduit en bon état et des distances de sécurité respectées autour des matériaux combustibles. 

Au quotidien, utilisez uniquement du bois sec et adapté, ne surchargez pas le foyer, dégagez l’espace autour de l’appareil et ne laissez jamais brûler le poêle sans surveillance prolongée. Enfin, faites ramoner régulièrement vos conduits par un professionnel et équipez votre logement au minimum d’un détecteur de fumée.

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