Tout savoir sur la combustion du bois de chauffage

Publié le Mardi 2 Avril 2019 et mis à jour le Dimanche 30 Juin 2024 - Les actualités du Bois

La combustion du bois de chauffage consiste en une succession de différents processus chimiques. Découvrez les différentes étapes de la combustion du bois et comment obtenir la flambée parfaite.

les étapes de la combustion du bois de chauffage

Pour obtenir une bonne combustion, le bois de chauffage doit brûler de manière optimale durant quatre phases essentielles. La qualité du bois et du tirage peuvent nuire à la combustion à certaines étapes. C’est pourquoi il est important de choisir un bois de chauffage de qualité, dans une essence adaptée.

Les 4 étapes essentielles de la combustion du bois de chauffage

Qu’est-ce que la combustion ? Comment une bûche de bois peut-elle se décomposer tout en produisant de la chaleur ? En réalité, il s’agit d’un processus physico-chimique qui se déroule en quatre étapes distinctes.

1. Le séchage du bois de chauffage

Lorsque du bois de chauffage est allumé dans un foyer, sa combustion commence par le séchage. En effet, un bois dit sec contient toujours entre 15 et 20 % d’humidité. L’humidité doit alors s’évacuer avant que la combustion ne se poursuive. C’est lorsque la température du foyer s’élève à 150° C que cette humidité résiduelle commence à s’évaporer.

Le processus d’évaporation de l’eau contenue dans le bois utilise une partie de l’énergie de la combustion. Ainsi, un bois très humide produira moins de chaleur, car une grande partie de l’énergie est gaspillée pour évacuer l’humidité. C’est la raison pour laquelle les Bûches Premium de TotalEnergies sont soigneusement séchées pour obtenir un pourcentage d’humidité optimal et vous garantir le meilleur rendement possible.

2. La pyrolyse et la gazéification du bois

Dans un deuxième temps, les cellules du bois elles-mêmes vont progressivement se décomposer. Une température de 300 à 500° C est nécessaire pour parvenir à cette étape. De ce processus de pyrolyse résultent 80 % de gaz et 20 % de résidus solides (charbon, cendres).

Ces deux produits, gaz et résidus solides, résultent de la première étape de la combustion. Ils pourront ensuite être éliminés, du moins partiellement.

2. L’élimination des gaz : la double combustion

Les gaz produits lors de la première phase de la combustion sont ensuite rejetés par le conduit d’évacuation des fumées. Toutefois, il est également possible qu’ils soient utilisés pour produire plus de chaleur. C’est ce qu’on appelle la double combustion. Toutefois, plusieurs conditions sont nécessaires pour obtenir une double combustion. Le poêle doit ainsi être conçu pour :

  • ralentir les gaz, de sorte qu’ils ne soient pas directement évacués ;
  • disposer d’une arrivée d’air comburant en haut du foyer ;
  • amener cet air comburant à une température minimale de 573° C.

Un poêle à double combustion présente ainsi un rendement sensiblement supérieur à un poêle traditionnel.

4. La combustion des résidus

Au-delà des gaz, la combustion entraîne aussi la formation de résidus solides : charbon et cendres. Le « premier » charbon se forme lorsque la combustion est déjà entamée et que les gaz ont déjà été évacués. Il s’agit d’un charbon incandescent qui brûle sans flammes. Il se transforme en braises lorsque la température atteint les 800° C.

Notez que ces quatre étapes sont entremêlées et presque simultanées : les gaz s’enflamment dès 300° C – avant que toute l’eau ne soit évaporée – et les parties charbonneuses se consument avant que tous les gaz ne soient brûlés.

Pour garantir une combustion complète, de l’évacuation de l’humidité à la combustion des résidus, il faut veiller à utiliser du bois sec, mais aussi à entretenir correctement son installation, notamment en effectuant un ramonage régulier du conduit d’évacuation des fumées.

Bon à savoir : Qu'est ce que le triangle de feu ?

Pour prendre, le feu a besoin de trois éléments : un combustible (le bois), un comburant (l’oxygène) et une énergie d’activation (la chaleur). On nomme ces trois éléments le « triangle de feu ». Si l’un d’entre eux est absent, la combustion s’arrête. Par exemple, si vous fermez le tirage de votre cheminée pendant la combustion, le feu se trouve privé d’oxygène et meurt peu à peu.

Pourquoi le bois crépite quand il flambe ?

Il arrive que le bois de chauffage ne brûle pas de manière habituelle. On observe généralement ces phénomènes au début de la combustion. Dans cette situation, le feu se met à crépiter et des projections jaillissent des flammes. Ces projections sont, en réalité, des escarbilles, à savoir des petits fragments de bois ou de charbon.

Le crépitement et les projections peuvent provenir de l’essence de bois utilisée. Le châtaignier, le sapin ou le pin, par exemple, ont effectivement tendance à produire des escarbilles lorsqu’ils brûlent.

Crépitements et projections peuvent aussi provenir d’un trop fort taux d’humidité. En effet, l’eau contenue dans le bois de chauffage se libère sous forme de cellules libres lorsque le bois se fissure ou qu’il atteint une certaine température. On entend alors un crépitement et des escarbilles peuvent être projetées.

Qu'est ce qu'une mauvaise combustion ?

Pour obtenir une bonne combustion, assurez-vous de choisir les essences adéquates et de laisser sécher convenablement votre bois, dans un espace de stockage abrité et bien ventilé. En effet, une mauvaise combustion est souvent due à l’humidité et à la qualité du bois de chauffage utilisé :

  • des odeurs désagréables surviennent si le bois est trop humide ou moisi en raison de mauvaises conditions de stockage ;
  • le bois fume, suinte et mousse lors de la combustion s’il est trop humide et peut ainsi dégager des gaz toxiques et polluants ;
  • le bois ne produit pas de braise ou ne brûle pas en raison d’une trop forte humidité ou de son essence, non adaptée au chauffage ;
  • le bois brûle mais ne chauffe pas ou se met à charbonner lorsqu’il contient trop d’humidité.

Par ailleurs, une bonne combustion nécessite un apport en oxygène. Si votre bois de chauffage ne produit pas de braises lors de la combustion ou qu’il charbonne sans dégager de chaleur, le tirage est certainement en cause. De même si vous avez l’impression que votre bois se consume trop vite. Un ajustement au niveau de l’arrivée d’air résout généralement le problème.

Pourquoi la qualité du bois est-elle importante ?

Le taux d’humidité du bois joue un rôle important dans sa combustion. C’est pourquoi il est important de stocker vos bûches dans un endroit sec, à l’abri des précipitations et bien ventilé, afin d’éviter humidité et moisissures. Il est aussi essentiel de ne brûler que des bois non traités. Ne jetez pas au feu des bois peints ou vernis : ils brûlent mal et dégagent des fumées toxiques.

De plus, l’essence du bois a également son importance. Certaines variétés intermédiaires, comme l’acacia ou le châtaignier, les bois tendres, comme le bouleau, ou les résineux, comme le sapin, prennent feu rapidement, mais n’offrent pas un rendement optimal. Il vaut mieux les utiliser comme bois d’allumage. Les bois durs de feuillus, type chêne ou hêtre, sont plus adaptés en tant que bois de chauffage.

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