Quels types de chauffage pour un immeuble collectif ?

Publié le Jeudi 2 Novembre 2023 et mis à jour le Lundi 1 Juillet 2024 - Les actualités du Prix des énergies

Électricité, gaz naturel, fioul : différentes solutions de chauffage collectif existent pour une copropriété. Moins répandu, le chauffage au bois est également une option envisageable et permet de réaliser de réelles économies sur la consommation d’énergie.

les types de chauffages collectifs

Le chauffage collectif est une solution de chauffage très fréquente en copropriété. Il s’agit tout simplement d’un système unique qui permet de diffuser, par une ou plusieurs unités, de la chaleur dans l'ensemble des logements d'un ou plusieurs immeubles. Bois, électricité, gaz naturel, fioul, énergie solaire, pompe à chaleur… On vous détaille les différents types de chauffage collectif existants.

Les différents types de chauffage possibles pour un logement collectif

L’équipement d’une copropriété peut utiliser différentes sources d’énergie pour produire de la chaleur. Zoom sur les avantages et les inconvénients de chacune d’entre elles.

Le chauffage collectif au bois

Très utilisé dans les maisons individuelles, le chauffage au bois est relativement peu répandu dans les logements collectifs. Apprécié pour son prix stable et bas, il permet de réaliser des économies considérables. De plus, le bois est une ressource renouvelable, locale et dite écologique, puisque considérée comme quasi neutre en carbone.

Son principal désavantage ? Il faut prévoir un espace de stockage suffisamment grand pour le combustible et trouver des sources de ravitaillement fiables et régulières.

En général, le chauffage collectif au bois est plus adapté aux petites copropriétés qui ont besoin d’une puissance faible (moins de 200 kW). Pour les grands immeubles, il est possible d’opter pour une installation mixte (bois/gaz, bois/électrique, bois/solaire, etc.).

L’électricité

Le chauffage collectif électrique peut se faire par des plafonds et/ou des planchers chauffants et peut être complété par des radiateurs électriques. L’installation est simple à mettre en place et vous n’avez aucunement besoin d’aménager un espace de stockage.

Le coût de l’électricité est en revanche très onéreux, et donc pas à la portée de toutes les bourses. Pour cette raison, le chauffage électrique est déconseillé pour les immeubles anciens qui ne disposent pas d’une bonne isolation thermique.

Le fioul

Bien qu’il offre un vrai confort thermique et de bonnes performances, le chauffage au fioul est polluant et très coûteux, que ce soit en termes de combustible et d’entretien. C’est pourquoi, depuis le 1er juillet 2022, les nouvelles installations fonctionnant exclusivement au fioul ou au charbon sont interdites.

Le gaz naturel

Le chauffage au gaz naturel est très utilisé en copropriété puisque le raccordement au gaz de ville est relativement simple. Ce mode de chauffage offre une sensation de confort aux occupants et est moins énergivore que l’électricité.

Le gaz étant un produit hautement inflammable, les installations allouées à son stockage et à sa combustion doivent toutefois faire l’objet d’un entretien rigoureux. D’autre part, en raison d’émissions de CO2 trop importantes, il ne sera bientôt plus possible d’installer un chauffage collectif au gaz dans les immeubles neufs. Cette norme entrera en vigueur dès le 1er janvier 2025.

L’énergie solaire

chauffage collectif énergie solaire

Le chauffe-eau solaire collectif permet d'obtenir de l'eau chaude sanitaire en utilisant une énergie renouvelable et totalement gratuite : le soleil. Sa performance dépend toutefois de la configuration et de l’exposition de l’immeuble aux rayons du soleil. En outre, l’installation de capteurs solaires sur le toit se révèle très onéreuse, mais plusieurs aides de l’État existent et peuvent participer à amortir les coûts.

Notez que le chauffe-eau solaire collectif est un équipement d’appoint. Il est donc nécessaire de le coupler à un autre système de chauffage, qui se chargera de prendre le relais lorsque l’ensoleillement se fait plus faible.

La pompe à chaleur

Encore peu courante dans les logements collectifs, la pompe à chaleur (PAC) est un mode de chauffage écologique et économique, qui permet d’améliorer le diagnostic de performance énergétique (DPE) du bien qu’elle chauffe.

S’il existe plusieurs types de PAC (aérothermique, géothermique), le fonctionnement reste le même : les calories naturellement présentes dans l’air ou dans le sol sont captées et la chaleur est ensuite injectée dans un circuit d'eau de chauffage.

L'installation d'une PAC en copropriété peut se faire de deux façons :

  • une pompe à chaleur collective, qui alimente tout l’immeuble en chauffant un fluide calorifique circulant dans un réseau de radiateurs ;
  • une pompe à chaleur individuelle, qui permet de chauffer un seul appartement.

Installer une PAC implique toutefois la mise en place d’une unité extérieure plus ou moins massive, c’est pourquoi il est nécessaire de bien réfléchir à son emplacement. De plus, installer une PAC aérothermique nécessite parfois une modification de la façade, qui n’est pas toujours autorisée par le plan local d’urbanisme (PLU). Pour l’installation d’une PAC géothermique, des travaux de forage, pas toujours possibles en milieu urbain, sont à prévoir.

Quelle réglementation sur le chauffage dans les logements collectifs ?

En France, les systèmes de chauffage collectif sont soumis à plusieurs réglementations. En voici quelques-unes.

L’individualisation des consommations : qu’est-ce que c’est ?

Les copropriétés qui disposent d’un chauffage collectif sont désormais dans l’obligation d’installer des systèmes d’individualisation des frais de chauffage, lorsque cela est techniquement possible et économiquement rentable. C’est le syndic qui est légalement tenu de faire respecter cette obligation.

Cette mesure a été mise en place pour assurer un principe d’équité entre les habitants, qui ne payent que pour leur consommation personnelle. L’objectif à terme ? Sensibiliser chacun à sa propre consommation afin de réaliser des économies d’énergie.

Bon à savoir

Lorsque la consommation est inférieure à 80 kWh/m2 par an, il n’y a pas d’obligation d’apposer des compteurs individuels.

Dates de mise en route et température : quelles sont les règles ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe aucune loi qui impose une date d’allumage ou d’arrêt des systèmes de chauffage collectif. Toutefois, en règle générale, la date de démarrage du chauffage collectif se situe vers la mi-octobre et la date d’arrêt vers la mi-avril. La décision revient au syndic de propriété ou à l’Assemblée générale des copropriétaires.

Pour rappel, le cadre légal fixe une moyenne de température dans les appartements en copropriété : celle-ci est estimée entre 18 °C et 19 °C. Pour un confort de chauffe plus important, chaque occupant est toutefois libre d’utiliser un chauffage d’appoint s’il le souhaite.

Pourquoi choisir le bois pour un chauffage collectif ?

choisir le bois pour un chauffage collectif

Installer un chauffage au bois dans une copropriété est tout à fait possible. Les normes de construction BBC, la réglementation RT2012 et la nouvelle RE2020 recommandent même d’envisager ce mode de chauffage comme une alternative au fioul.

Qu’il s’agisse d’une première installation ou en remplacement d’une chaudière polluante, le chauffage collectif au bois présente plusieurs avantages :

  • une réduction des émissions de gaz à effet de serre, puisque le bois est un combustible neutre ;
  • un prix du combustible attractif et stable, qui ne fluctue pas comme cela peut être le cas du fioul ou du gaz ;
  • un rendement quasi inégalable (qui atteint 90 à 100 % pour les chaudières à granulés) ;
  • un haut niveau de confort thermique pour les occupants ;
  • l’ouverture à certaines aides au financement (MaPrimeRénov’, CEE, crédit d’impôt, TVA à 5,5 %, aides locales…)

Chauffage au bois collectif : comment s’équiper ?

Évidemment, une chaudière à bûches n’est pas adaptée à un usage en copropriété. Les modèles à combustion de bois industrialisé, misant sur le bois déchiqueté ou sur les granulés, avec chargement automatique via une base de stockage, sont les plus appropriés à un usage intensif.

Dans le cadre d’une grande copropriété, qui a besoin d’une grande puissance, il est possible d’installer plusieurs chaudières à bois. Ceci vous permettant de maintenir, quelles que soient les températures extérieures, un niveau de confort thermique constant aux occupants. La condition sine qua non est en revanche de posséder suffisamment de place pour installer un silo à granulés assez grand pour tenir toute la saison et d’être ravitaillé fréquemment.

Une autre possibilité pour les grandes copropriétés est de ne pas reposer sur une seule énergie et d’installer une chaudière biénergie pellets/gaz, par exemple. Cela permet de garantir une certaine sécurité d’approvisionnement, puisque les granulés peuvent être stockés sur le site et le gaz est fourni par le réseau de distribution.

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